#CRITIQUE 157 – VELVET BUZZSAW (UN BEAU BORDEL)

De : Dan Gilroy

Avec : Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Toni Colette, Jim Sturridges, John Malkovich, Natalia Dyer, Nawe Ashton, David Diggs…

Synopsis : Le thriller Velvet Buzzsaw se déroule dans le milieu de l’art contemporain à Los Angeles, où artistes et collectionneurs richissimes sont prêts à débourser des fortunes pour des pièces pouvant rapporter gros.

L’idée de départ était sympathique voire alléchante : le monde de l’art contemporain qui rencontre le fantastique et l’horreur. Et pour ce qui est de peindre l’horreur et la bassesse humaine dans toute sa splendeur, Dan Gilroy sait le faire. Night Call en est l’exemple parfait d’ailleurs, Jake Gyllenhaal (déjà la) filmait les crashs, les accidents et les meurtres sans compassion pour l’être humain. Sauf qu’ici, Jake s’est remplumé, s’est mis de fausses lunettes sur son joli nez et joue les critiques d’art avec le charisme d’un Andy Wharol. C’est malin, mais il va en falloir un peu plus. Mise en scène ?

Ça ne m’a pas l’air très inspiré tout ça…

C’est du conventionnel à l’état brut. Des champs contre champs, des mouvements de caméras pas très compliqué et des incrustations numériques assez réussies, mais qui ne décolle pas la rétine non plus… Gilroy était beaucoup plus inspiré avec Night Call. Le scénario peut sauver les meubles alors ? Pas tellement non plus… C’est très comédie humaine en fin de compte. Tout le monde se connaît, on évolue dans un milieu intimiste très superficiel, les dialogues sont fins, mais pas sensationnels pour autant… Bon et le casting alors ? C’est du surfait voire du réchauffé. Jake Gyllenhaal caricature le critique d’art comme personne, Malkovich fait encore du MalkovichToni Colette prouve qu’elle sait jouer les excitées mieux que personne, mais les deux grosses déceptions du casting sont Rene Russo et Nawe Ashton. Rene Russo, on ne l’a voit plus au cinéma, ça aurait été terrible qu’elle soit bonne dans ce film-là. Mais non. Elle tourne à bas régime tout le long et ne brûle pas la pellicule… C’est dommage, vraiment. Nawe Ashton en fait des caisses, tourne à deux expressions et n’est ni intéressante, ni sensationnelle. Et c’est con, parce que toute l’histoire tourne autour de sa découverte. La musique ? Rien à garder. Et… On a fait le tour.

Une des seules bonnes idées du film. #NoSpoil

~ En clair ~

Velvet Buzzsaw est un gâchis intersidéral, perdu dans de bonnes idées sous une couche d’acrylique. C’est beau de montrer le mauvais côté de ce business mais encore aurait-il fallu que ça soit un minimum crédible. L’aspect horrifique n’ajoute aucune plus-value, c’est du réchauffé et on s’endort par moment. Les acteurs sont mal dirigés, mal incarnés et le scénario enfonce des portes ouvertes, encore plus quand il essaye de rusher le tout dans le dernier quart d’heure. Passez votre chemin, ça sera mieux.

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