#CRITIQUE 142 – TRANSFORMERS : THE LAST KNIGHT (QUEL CAUCHEMAR…)

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De : Michael Bay

Avec : Mark Wahlberg, Laura Haddock, Anthony Hopkins, Isabela Moner, Stanley Tucci, Josh Duhamel, Santiago Cabrera, Jerrod Carmichael, Liam Garrigan, John Turturro…


Synopsis : The Last Knight fait voler en éclats les mythes essentiels de la franchise Transformers, et redéfinit ce que signifie être un héros. Humains et Transformers sont en guerre. Optimus Prime n’est plus là… La clé de notre salut est enfouie dans les secrets du passé, dans l’histoire cachée des Transformers sur Terre. Sauver notre monde sera la mission d’une alliance inattendue : Cade Yeager, Bumblebee, un Lord anglais et un professeur d’Oxford. Il arrive un moment, dans la vie de chacun, où l’on se doit de faire la différence. Dans Transformers: The Last Knight, les victimes deviendront les héros. Les héros deviendront les méchants. Un seul monde survivra : le leur… ou le nôtre.

Comme beaucoup de monde le sait, comme mon entourage, j’aime défendre l’indéfendable, redorer le blason d’un film souvent moqué ou gâché par des critiques néfastes pour la carrière d’une œuvre et surtout, avoir le dernier mot. Mais quand le résultat est à la limite du mensonge, voir du foutage de gueule, j’peux plus rien faire. C’est pourquoi aujourd’hui, on va tartiner Transformers : The Last Knight. J’ai déjà eu quelques débats avec d’autres personnes concernant Michael Bay et je l’avais toujours défendu, même lorsque le patriotisme transpirait à grosse goutte dans 13 Hours. Mais quand on ne fait désormais un film que pour s’en mettre plein les fouilles, y a pas à chier, c’est la guerre. Tout n’est pas à jeter, attention. Mais les gros défauts sont là quand même. Premièrement… C’est quoi cette histoire ? On sait tous que les scénarios de la franchise Transformers tiennent sur un timbre-poste, mais là, c’est juste plus possible. C’est la même histoire que dans le troisième volet, en pire ! Ce n’est pas parce que vous rajoutez des personnages, qui, disons-le clairement, ne servent même pas l’intrigue principale, que vous allez rendre le tout dramatique ! Même tous les nouveaux Transformers que vous rajoutez sont soit inutiles, soit sous exploités, soit désintégrés en deux scènes ! Expliquez-moi un peu ce que vous avez foutu !

Niveau casting, encore une fois, le responsable du cast‘ est aux fraises. Mark Wahlberg cumule les aboiements, Laura Haddock nous a clairement habitué à bien mieux, Josh Duhamel est égal à lui-même et mon dieu Anthony Hopkins Jamais vous ne le verrez aussi vulgaire que dans ce film ! La saga n’a jamais brillé par ses dialogues et son humour fin, soyons d’accord, mais alors sérieusement, je n’ai jamais été autant choqué devant un tel traitement de personnage… Y avait matière à faire de son Lord anglais quelque chose de nettement plus classe et plus British que ça. Là, on dirait un Anglais qui aurait bouffé Donald Trump quoi. C’est absurde ! Et ne parlons même pas d’Omar Sy qui prête sa voix à un Transformers et qui doit se taper un accent italien tout le long du film ! C’est affligeant ! Seule fausse note côté casting : Isabela Moner. 15 ans et un personnage pas facile à jouer, surtout avec une direction d’acteur pareille… Elle donne littéralement tout ce qu’elle a et ça fait plaisir à voir, même si ça se voit que Bay ne peut pas la filmer comme il filmerait Megan Fox, Rosie Huntington-Whiteley ou encore Nicola Peltz.

Niveau mise en scène, c’est également le gros foutoir des familles. On dirait que Bay n’en a strictement plus rien à foutre de son univers et place sa caméra un peu où il le veut du moment que ça rend bien à l’écran. Je ne sais pas, mais venant de la part d’un mec qui vient de la publicité, je trouve ça assez déconcertant par moment ! Et ne parlons même pas des échelles de plans qui sont foutraque Pour les 10 ans de la franchise (déjà!), Bay a souhaité filmer son bébé en Imax 3D. Le truc à savoir avec l’Imax, c’est que c’est un sacré format vidéo et qui propose pleins d’options. Le truc à savoir avec The Last Knight, c’est que, comme toutes grosses productions, des séances de reshoots ont été prévues… Sans le matos adéquat. Alors soit le monteur est un amnésique chronique, soit les producteurs ont embauché un Thierry Stagiaire pour le montage. Ce n’est pas possible une seconde que les plans soient aussi mal échelonnés ! Même The Dark Knight Rises (comme The Dark Knight) a été filmé en Imax et ce n’était pas aussi flagrant quoi, puisque le montage était parfait. Les plans avaient été retouchés pour que tout rentre dans le cadre ! Ici, un coup, on passe en cinémascope et un coup, on passe en 16:9 ! C’est. N’importe. Quoi. La réalisation est aussi bordélique que le montage… Et je ne vais même pas parler de l’étalonnage, des faux raccords à foison et de cette scène post-générique osef as fuck parce que, je vais faire de l’urticaire sinon.

Après… Le reste fait vraiment le café quoi. Rien de bien ouf non plus, les effets spéciaux sont un cran au-dessus de ce que l’on a pu voir dans la franchise et la dernière bataille est colossale. Sinon ça s’arrête là. Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent malheureusement. Transformers : The Last Knight est un pétard mouillé qui nous avait promis une redéfinition de la franchise, de briser les règles jusque-là bien solides et tout le bazar qui va avec. Le précédent volet était bien mieux sur pas mal de points quoi qu’on en dise. Une volonté de tout rebâtir est là. Y a plus qu’à engager les bons artisans maintenant.

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PS : La critique de Durendal, défendeur de la cause Transformers.

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