#CHRONIQUE 5 – LE CINEMA NE RENAITRAIT-IL PAS SOUS UN NOUVEAU FORMAT ?

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NB : Cet article est dédié à tous ceux qui souhaiterait faire de la fiction vidéo sur Internet ou qui en font. J’en profite également pour faire un gros békos des familles à tous les acteurs de la web-série Phénomène, qui se tourne dans le fief ou je réside. Bisous les potos.


Bonjoir à tous, ici Cinephilus et aujourd’hui, à l’heure ou je vous parle, je suis en train de déguster un savoureux thé vert à la menthe, saupoudrée d’une teinte de bergamote, une question me vient à l’esprit : Qu’est-ce que le cinéma ? Quelle est votre vision du cinéma ? Est-ce pour vous une façon de raconter des histoires, de faire avancer les choses à travers un récit complexe et réfléchit ou est-ce tout simplement une de vos occupations du dimanche que vous avez réussi à caler entre le bricolage et le recollage du râtelier de votre mamie ? Si vous vous posez toutes ses questions, je vous invite premièrement à regarder une vidéo de la chaîne d’un « confrère » vidéaste en cliquant juste ci-dessous. Mais comme il n’a cependant pas toujours la science infuse non plus ce charmant jeune homme, je vais donc exposer quelques pistes pour vous aiguiller vers le droit chemin. Puis parceque ça faisait surtout longtemps que je n’avais pas écrit de chronique alors si ça ne te va pas, tu peux toujours cliquer sur la petite croix rouge. T’es jamais content Garry, tu deviens lourd à la fin.


LE CINÉMA – PROCHAINEMENT MORT ?

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Bon, maintenant, comment vous expliquer quelle est ma vision du cinéma… Bon allez, let’s go ! Ça ne va sûrement pas vous plaire, je préfère être franc avec vous. Comme le dit le groupe Tryo, je vais au cinéma parceque j’ai envie de faire du cinéma. Donc, je vais voir des films qui me divertisse et qui, de temps en temps, arrivent à me faire réfléchir sur des sujets pas si banals que ça, comme les métrages de mon réalisateur préféré, Christopher Nolan, sur le rêve (Inception), l’amnésie (Memento) ou alors comment sauver l’espèce humaine à échelle planétaire (Interstellar). Le cinéma est un moyen de divertir, ni plus ni moins. Sinon, qu’est-ce d’autre ? Ce n’était pas la fonction première de la toute première caméra des Frères Lumières ? Une attraction de foire que d’autres personnes, plus talentueuses, ont réussis à exploiter jusqu’au bout, comme George Meliès ou même encore Dziga Vertov. Et comme l’expliquait Dudu dans sa vidéo, arrive Kouletchov et son effet, blablabla.

Mais aujourd’hui, à l’heure ou j’écris ces lignes (16:17, l’heure de goûter, muy genial tout ça), une question demeure : Comment arriver à faire évoluer la technique ? Des cinéastes se sont penchés sur la question et ce depuis des années et des années comme Spielberg, Coppola, De Palma, Scorsese, Cameron, Jackson et putain j’ai honte de le mettre là-dedans George Lucas (ce mec est un putain de bricoleur, je ne l’aime pas, BLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBL). Certains ont fait naître le blockbuster à l’américaine tel que nous le connaissons aujourd’hui, d’autres ont trouvés de nouveaux moyens techniques pour faire évoluer leurs récits comme l’utilisation (plus que dégueulasse) de la 3D et (plus que gerbant) de passer de 24 Images/Secondes à presque 60 Images/Secondes. D’autres continuent d’utiliser de la pellicule alors que le numérique favorise le travail des effets spéciaux et, bref,  je m’égare.

Il y a quelques années, les tic & tac, Dupont et Dupond, Blues Brothers du cinéma (comprenez donc Steven Spielberg et George Lucas) ont prédit que le cinéma, tel que nous le connaissons, finirait par mourir un jour. Mais en fait non. Ce n’est pas LE cinéma tel que nous le connaissons qui risque de mourir un jour, c’est tout le système qui risque de crever un jour. Voyez un peu ce que les studios font à un blockbuster pour vous en rendre compte. Ils en sont donc venu à une hypothèse : Devons-nous continuer à aller au cinéma et si oui, accepterons-nous de payer presque 600€ le billet pour aller mater un film de quasiment 5h ? Pour ma part, certainement pas et je continuerai de faire ce que je fais de mon côté, à savoir, de la fiction web et de la vidéo en amateur (non, tu n’auras jamais ma chaîne, jeune mortel). Et vous savez quoi ? Cette phrase d’enculé m’offre une transition d’enfer.


L’ARRIVÉE DE NOUVEAUX OUTILS = RÉDEMPTION ?

Oui, ceci n’est pas une caméra de cinéma mais bel et bien un appareil photo. Et pourtant… Si vous vous posez déjà la question, c’est que vous sortez un peu de chez vous et que vous vous tenez au jus de tout ce qu’il se passe dans notre monde, donc félicitation Garry ! Sinon, reste assis, je m’occupe de tout bébé.

Cela fait maintenant quelques années que le cinéma utilise ces petits objos de qualité et vous ne vous rendez certainement pas compte. On parie ? Tout le film Aux Yeux de Tous, du talentueux Olivier Barthélémy n’est filmé uniquement à coup de Canon glissezlaréférenceici et à la caméra de surveillance. Tous les films du duo barjo Neveldine/Taylor ne sont shootés qu’à coup d’appareils photos. Les scènes à l’intérieur des voitures en train d’exploser dans Avengers sont également filmés à coup de Canon. Bref, tout ça pour vous dire quoi ? Que le nouveau cinéma est là.

Des youtubers aux réalisateurs, tous tentent l’aventure. Et ce n’est pas étonnant. Plus légère qu’une caméra cinéma classique (hormis la légo caméra RED, chouchoutte d’un chic type nommé Hardisk), plus maniable et plus performante, les appareils photos offrent des images de qualité haute-définition sans non plus prétendre à faire du professionnel. Puis avec toutes les applications -comme Magic Lantern- que vous pouvez installer dessus, ce n’est pas étonnant que le marché est explosé. Depuis que les gens se sont mis à faire des vidéos, tout coûte plus cher mais, mais, mais… Ce sera une autre histoire. Revenons donc à nos moutons. Le cas du développement d’une culture web et donc, logiquement, à créer des œuvres visuelles. C’est d’ailleurs ce qu’essaye de défendre Antoine Daniel avec son émission What The Cut ou ses intros sont de plus en plus travaillées et de plus en plus soignées faisant presque de l’ombre à son rendez-vous annuel (bise poto) ou même encore InThePanda avec son combo websérie/chronique mensuel, Unknown Movies (rappelez-vous, je vous en parlais déja lors de la critique de Dr. Horrible’s) ou bien encore Mathieu Sommet et son émission Salut Les Geeks prolonge l’expérience en y incluant le récit le plus compliqué de tous les temps mais vachement fun quand même. Mais c’est surtout, mais alors SURTOUT, le gagne pain de la famille Descraques.


L’EFFET DESCRAQUES = NOUVEAU CINEMA EN VUE ?

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Si, comme moi comme pour vous hein, Youtube est un lieu où naviguer entre les vidéos est une tâche encore plus ardue que pour les marins à l’époque de la Renaissance (eux naviguait sur l’eau hein), vous avez sûrement déjà vu au moins une de leurs productions. Le premier (était ?) est l’un des piliers de l’humour absurde à la française sur les chaînes Golden Moustache et Frenchball et l’autre est le créateur de moult websérie, fiction et scénariis disponible (ou non) sur le site Frenchnerd (qui dit encore moult ?). Et pourquoi je parle d’eux ? Tout simplement parceque ces mecs ont démocratisés la fiction vidéo sur Internet. Alors, certains vont aller chipoter mais honnêtement… Qui connaît les premiers essais lors des années 90 ? Hein ? Personne, c’est bien ce qui me semblait. Les Descraques, pour ceux qui ne saurait pas encore, c’est ça :

Ca :

Ou bien ça :

Mais surtout… Les Descraques, c’est ça :

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Et c’est ça que l’on appelle l’effet Descraques. Vous avez compris ? Non ? Bon… On reprend. Avant la création du Visiteur du Futur, la websérie avait du mal à se faire connaître et à trouver son public. Et avec ce phénomène, que l’on appelle l’effet Descraques, la websérie prouve donc qu’il est possible de réaliser une fiction de qualité avec des amis, peu de moyens et sans être nécessairement des professionnels. À la suite de cela, des centaines de web-séries firent leur apparition. C’est ce que certains commentateurs ont appelé l’effet Descraques.

Et c’est la vérité, de plus en plus de personnes trouvent leurs comptes dans la fiction web, comme par exemple InThePanda (encore lui) qui, pendant deux années de sa vie, à réussi à réaliser, produire et monter un film, uniquement entre potes, uniquement avec peu de moyens et le tout pendant quand même, je le répète, deux ans putain ! Et vous voulez connaître la meilleure dans l’histoire ? Leur film (parcequ’il n’était pas tout seul à le réaliser non plus) à été diffusé en salle. Ouais ouais, t’as bien lu, en salle, avec des vrais gens et tout. C’est pas beau ça ? Et ce qui serait encore plus beau, ça serait que je te balance le film là, maintenant, tout de suite, n’est-ce pas ? Cadeau :

Tail2Troy également nous réserve non pas un film, mais une série (sûrement le même format qu’une série TV classique, I hope so much my friendly friend !) avec Le Dernier Monde et la B.A. envoie du bois bien comme il faut.

Et ce n’est pas tout.

Comme je le disais au début de l’article, j’ai été choisi pour faire l’acteur dans une websérie qui se tourne dans la région Midi-Pyrénées et qui s’appelle Phénomène. L’histoire ? En gros tu prends des personnes avec des compétences particulières, t’y rajoutes des méchants Templiers et une guerre sur fond de beaux paysages de la région, tu secoues tout ça au shaker pendant 10-15 minutes (le temps d’un épisode normal) et en avant la musique ! Et je joue donc dedans. Et je joue le personnage de (j’ai le droit le dire ou pas ?). Tu verras par toi même jeune canaille !


Concluons donc par cette réflexion.

Cet été, Josh Trank, réalisateur malheureux des Quatre Fantastiques, nous a prouvé que les studios font vraiment n’importe quoi et s’en foutent pas mal du rendu final, si ce n’est de faire des bénéfices, que des bénéfices et toujours des bénéfices. Ce qui peut refroidir les jeunes réalisateurs qui voudrait se lancer dans l’aventure. Certains réussissent comme Guy Ritchie ou encore Christopher Nolan et d’autres perdent leurs plumes, comme Aurélia Goeorge, réalisatrice du très beau L’Homme Qui Marche, qui n’arrive pas à trouver de financement pour faire un second long-métrage (rejoins la famille girl, on fait des cookies !). Et je pense que si je devais me situer… Je ferais plutôt de la fiction sur Internet. Mon rêve est de faire du cinéma et, comme disait Walt Disney : Si tu as un rêve, réalise le et vas jusqu’au bout.

C’était Cinéphilus, j’espère que ça vous a plu, n’hésitez pas à faire tourner l’article et à parler de Phénomène autour de vous. Sérieux, c’est un beau projet porté par une équipe géniale et la série mérite le succès qui lui est dû. Je vous dit à bientôt pour une nouvelle chronique. Et comme dirait l’autre, prenez soin de vous et allez voir des films, ciao !

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